
Ressources humaines et résilience : les entreprises européennes mal préparées face aux défis socio-économiques et technologiques
Une nouvelle étude d’ATOSS révèle que seulement une entreprise européenne sur trois œuvre proactivement à adapter ses structures et ses processus de gestion du personnel aux défis socio-économiques et technologiques actuels
Adopter des stratégies de gestion des effectifs efficaces peut élever le niveau depréparation de trois à neuf fois, posant des bases solides pour une résilience durable
Tandis que les entreprises européennes traversent une période de bouleversements inédite, de nouvelles données mettent en lumière leur niveau de préparation et d’adaptation face aux défis socio-économiques et à la transition numérique.
L’étude, menée par le cabinet international d'études de marché B2B International en coopération avec ATOSS Software SE, a interrogé des décideurs issus d'entreprises de toutes tailles en Belgique, dans la région DACH, en France, aux Pays-Bas et en Suède. Elle a analysé leur niveau de préparation et le potentiel des mesures ciblées de gestion des effectifs dans trois domaines essentiels à la résilience des entreprises : la technologie, la main-d'œuvre, et les capacités organisationnelles.
Le déficit européen en matière de préparation : une conscience des risques, mais peu de préparation proactive
Dans un contexte de forte instabilité économique, la préparation est le fondement de la résilience : elle détermine dans quelle mesure les organisations peuvent anticiper les perturbations, y réagir, et en tirer parti.
Les entreprises interrogées ont révélé qu'elles étaient confrontées en moyenne à sept défis critiques : la mise en œuvre de solutions technologiques (sélectionné par 61 % des sondés), l’instabilité politique et économique (pour 58 %), l’évolution de la réglementation qui encadre la technologie (pour 56 %), le bien-être des employés (pour 55 %), la digitalisation et l’automatisation (pour 54 %), les capacités de planification des effectifs (pour 54 %) et les changements démographiques au sein du personnel (53 %). Pourtant, seules 25 % des personnes interrogées se sentent pleinement préparées à relever ces défis, et seulement 34 % déclarent se préparer de manière proactive au changement.
En d'autres termes, les entreprises européennes sont conscientes des risques, mais ont du mal à traduire cette conscience en actions concrètes. Sans une action globale impliquant employés, processus et outils, le niveau de préparation peut chuter à moins de 10 %.
Maturité technologique : la France en avance, l’Allemagne à la traîne
La technologie devient un facteur clé d'efficacité. Les entreprises reconnaissent la nécessité d'améliorer leur capacité d’adaptation aux bouleversements qui y sont liés :
La formation est un levier essentiel. Les résultats montrent que les entreprises qui mettent en œuvre des mesures de gestion des effectifs comprenant des programmes intégrés de formation et de perfectionnement sont neuf fois mieux préparées à la mise en œuvre de nouvelles technologies.
L’intégration varie selon les pays : les entreprises françaises se montrent plus préparées que les autres, notamment grâce à une utilisation plus répandue d’outils prédictifs et basés sur l’IA, et prévoient des investissements plus importants dans la formation. La Suède se montre très préparée en matière d'intégration de solutions technologiques pour soutenir sa main-d'œuvre. La région DACH est à la traîne, avec des niveaux de formation minimaux et une utilisation limitée des outils basés sur l'IA.
Une lente adaptation à l'évolution démographique et aux nouveaux modèles de travail
Les défis liés à la main-d'œuvre sont fortement ressentis par les entreprises de tous les pays et de tous les secteurs :
Des mesures telles que les processus visant à conserver les connaissances des employés seniors, les formations ‘DEI’ et aux outils d'analyse avancés sont cruciales pour accompagner les équipes dans la gestion du changement, et recèlent un fort potentiel en matière de rétention des talents.
« La technologie seule ne suffit pas » remarque Paul Garcia, Managing Director International
d’ATOSS. « La résilience de la main d’œuvre ne peut s’améliorer que si la culture d’entreprise
donne aux équipes les moyens de s'adapter, d'apprendre et de s'épanouir à travers le
changement. »
Une gestion organisationnelle sans cap clair
L’organisation détermine la capacité des entreprises à anticiper les perturbations et s’y adapter. Si cette préparation est l’un des fondements de la résilience, la plupart des entreprises manquent actuellement de la proactivité nécessaire :
L’étude montre que, lorsque les entreprises anticipent les changements de manière proactive, elles font de la préparation un véritable avantage concurrentiel. Si l'intégration d'outils prédictifs basés sur l'IA, l’analyse des données liées aux effectifs et la mise en place de formations sur les outils de mesure des performances sont encore trop limitées, elles peuvent conduire à une mesure plus efficace de la performance du personnel et à une meilleure planification des capacités, ce qui profite à l'entreprise dans son ensemble.
« L’Europe a un fort potentiel d’évolution et d’amélioration » conclut Paul Garcia. « Le déficit de préparation que nous observons n’est pas permanent. La mise en œuvre de modèles de travail flexibles ou l'intégration d'outils de productivité basés sur l'IA ne sont que deux exemples de mesures qui peuvent permettre aux entreprises de passer d'une attitude réactive à une attitude proactive. En combinant la technologie, les ressources humaines et le leadership, elles seront en mesure d’améliorer considérablement la résilience de leur main-d'œuvre. »
L’intégralité de l’étude est disponible au téléchargement ici.





